mercredi 27 août 2008

Non, Némo n'en a pas réchappé...

Marrin.Je revisionne pour la 12.000ème fois environ le dessin animé de Némo hier au soir sur TF1.

Soirée paisible en famille, c'est rare, ça a du bon.
D'habitude, c'est sur DVD que je le "subis" mais le regarder le soir à la télé, ça fait "grand" ; alors que le visionner en milieu de journée sur DVD, ça fait "petit".
La psychologie infantile...

En fait, je ne subis jamais vraiment. J'adore ce dessin animé : la prouesse du graphisme, la tonicité des personnages, l'humour pertinent et permanent.
Et puis le père, ce héros, qui protège et sauve sa progéniture. Il me rappelle moi-même... ;-)

A la date de sa sortie, des associations écologistes avaient dénoncé le pillage des mers (et donc le risque de disparition de l'espèce "poissons-clowns") au motif que des "couples" parents/enfants qui avaient a-do-ré ce film voulaient un Némo vivant à la maison.

On mesure là encore toute la subtilité de l'espèce humaine : on s'émeut (ou on devrait le faire si on a un tant soit peu d'ouverture d'esprit) devant cet enfant-poisson séparé de son père par un affreux pêcheur qui veut l'offrir à sa non moins affreuse nièce...
Et on pille les océans en séparant des familles entières de poissons-clowns (qui peut démontrer que le poissons-clowns n'ont pas une forme de sentiments, hein ?) pour tuer dans un bocal de quelques centimètres cubes ce même Némo sur lequel on s'était attendri.
Le règne de l'enfant roi et du parent immature...

Et décidément, ce n'est encore pas sur cet exemple que l'on pourra croire que la majorité de l'humanité arrive à voir plus loin que le bout de son némo.

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