samedi 30 août 2008

Valérie et Déco font beaucoup de mal à la déco'...

Le succès de l'émission D&co de M6 et de sa charismatique animatrice est incontestable notamment auprès d'une clientèle féminine.

Et plus encore que cette émission, c'est tout une industrie de la décoration qui a décollé avec presse spécialisée, espaces dédiés en magasins de bricolage voire franchises en zones commerciales.

Faut-il s'en réjouir ?

Oui, dans un sens, car toute activité qui amène pour ses loisirs à dépasser le strict cadre de sa télévision ou de son magazine people et donc pousse à réfléchir, composer, imaginer, créer est forcément salutaire et enrichissant.

Mais non par rapport aux vocations qui naissent subitement avant de s'éteindre tout aussi rapidement par manque de temps, d'envie ou de talent (car au-delà de l'idée, il faut en avoir pour arriver à la concrétisation finale).

Et, personnellement, je ne compte plus le nombre de pièces, que j'ai vues ou dont "l'histoire" m'a été racontée, qui ont subi un début de lifting à la sauce Déco avant que la créativité ne s'émousse devant le risque pris à continuer de peindre un pan de mur en rouge et de l'agrémenter de motifs géométriques noirs pour y accoler au final un canapé violet devant venir d'un magasin Ikéa distant de plus de 250 kilomètres...

Parfaire ou révolutionner sa déco' intérieure est une idée séduisante surtout si elle vient d'un esprit féminin. Mais cet esprit n'est-il justement pas trop noble pour se voir aussi confier les basses contingences de la réalisation finale ? ;-)

vendredi 29 août 2008

Grégory Coupet : la logique Domenech

Grégory Coupet n'a pas été retenu par le sélectionneur Raymond Domenech pour les premiers matches qualificatifs de l'équipe de France à la Coupe du monde 2010.

Grégory Coupet, 35 ans, c'est un palmarès pourtant impressionnant notamment auprès de l'Olympique Lyonnais, septuple champion de France ; c'est également une quarantaine de sélections en équipe de France.

La raison invoquée par Domenech : cela fait deux mois que Coupet n'a pas joué...

Compte tenu de son âge avancé, pour le monde du football, cette non-sélection risque de sonner l'heure de la retraite internationale du portier de l'Athlético de Madrid.

Coupet aurait cependant mérité de se voir donner l'occasion de mieux terminer cette carrière avec l'équipe nationale que sur la pitoyable Coupe d'europe que nous avons dû subir au printemps (où il n'a pas brillé, il est vrai... mais qui aurait brillé devant la faiblesse du reste de l'équipe ?).

Coupet aurait mérité mieux... mais c'est sans compter sur la "logique Domenech".
"Coupet n'a pas joué depuis deux mois"... assène t-il.

Ah bon, et jouer toute une saison est un gage avéré de performance ?
Donc toute l'équipe de France n'avait pas joué depuis deux mois en juin dernier...
Et toutes les années de carrière de Coupet, la "bouteille" acquise dans les plus grandes compétitions, cela s'oublie dès l'instant où l'on ne joue pas un week-end (alors que par ailleurs on s'entraîne) ?

Il y a sans doute aussi le fait que Coupet soit parti à l'étranger.
Et ça (bien ce soit très formateur car la plupart des championnats européens sont d'un meilleur niveau que le nôtre), allez savoir pourquoi, Domenech il n'aime pas, vraiment pas. Et il le "sanctionne" à sa manière.

Donc, en résumé, le sélectionneur a peur que Greg' Coupet ne soit pas au niveau et que cela lui fasse de l'ombre, donc il ne prend aucun risque.
Et la loyauté vis à vis de celui qui a déjà été trahi au profit de l'inénarable Barthez lors de la précédente Coupe du monde, il s'assoit dessus comme sur le siège de sélectionneur qu'il occupe encore.
Sans, donc, accorder à d'autres la confiance que certains lui renouvellent, à lui, pourtant.

Parce qu'au lendemain de la désastreuse coupe d'Europe, les instances du foot français auraient pu avoir le courage de lui dire "Merci pour tout Monsieur Domenech, mais on va faire autrement désormais...".
Quant à la demande en mariage de ce même Raymond à sa concubine (dont on peut parler puisque lui-même en a fait une affaire publique), cette dernière, devant le côté surréaliste de la situation et la gène visible (sur M6) qu'elle a subie, aurait pu ne pas lui pardonner et lui asséner un "Merci pour tout Raymond, mais on va faire autrement désormais...".

Domenech en sélectionneur contestable, Platini en grand chef qui veut faire faire mais qui oublie que ce rôle lui incombe, l'arbitrage en flagrant délit d'erreurs répétées et les supporters en guérilla urbaine les uns contre les autres, le football continue à être une grande arène où se trame en coulisses du "petit" n'importe quoi...

Vive le handball !

jeudi 28 août 2008

Une femme, c'est attendrissant en Vélov-Vélib...

Le Vélov' est souvent source de ravissements...Quelques années après les lyonnaises, les parisiennes ont découvert la mise à disposition à grande échelle de vélos (le Vélov' à Lyon, le Vélib' à Paris) pour leurs déplacements urbains.

Je rappelle brièvement le principe : la ville est parsemée d'emplacements pour ces véhicules à deux roues dont vous disposez via une simple carte bancaire (utilisation ponctuelle) ou une carte d'abonnement (utilisation plus régulière).

Ils sont alignés, vous choisissez celui qui aura vos faveurs, vous le prenez, l'enfourchez pour des aventures plus ou moins longues, plus ou moins folles et le reposez éventuellement quand bon vous semble.
En fait, Vélov' et Vélib' sont clairement au déplacement urbain ce que Meetic est à l'industrie de la rencontre.

Alors tout irait pour le mieux dans le meilleur (?) des mondes si les contraintes mécaniques de ces machines n'étaient pas en opposition avec la féminité.

Voyez "la bête" tout d'abord : le vélo est plutôt imposant, mastoc et même la meilleure imagination a du mal à l'assimiler à celui de la fille du facteur (Yves Montand), de la jolie touriste (pub' Effi) ou de l'envoûtante provençale (pub' huile Puget).
Un démarrage féminin sur ces machines est un chemin de croix de quelques mètres : il faut élancer la machine et dévoiler par la même le visage de celle qui force donc souffre avec un déhanché assez lointain de ceux que l'on peut observer habituellement pour les déplacements pédestres.

Puis, il faut régler les vitesses. Là, comme partout, on sent que le mode d'emploi n'a pas forcément été lu. Et pourtant il ne serait pas inutile de se pencher sur ces notions de braquets qui, selon la pente de la route suivie, permettent de faire plus ou moins de tours de pédales dans un laps de temps donné (et donc plus ou moins d'efforts).
Faire 12 tours de pédales à la seconde quand un toutes les 12 secondes serait largement suffisant pour avancer à la même vitesse donne clairement l'impression que Madame s'échine à monter les oeufs en neige avec le fouet offert par belle-maman...

Les déplacements sont par ailleurs parsemés d'imprévus face auxquels il faut agir avec sérénité et dextérité : le trottoir qu'il faut emprunter et dont le bateau n'est pas très prononcé (gros choc sur la roue avant), le trottoir qu'il faut descendre et dont le bateau... (gros choc si l'on ne s'est pas soulevé sur les pédales), le crétin qui refuse la priorité à droite (freinage et arrêt d'urgence à haute valeur ajoutée émotionnelle et verbale), l'idiot qui pile alors que l'attention était portée sur la vitrine de droite qui venait d'être refaite (freinage contre le parechoc et explications laborieuses) et toujours ces foutus (re-)démarrages dans la douleur lorsqu'il n'a - vraiment - pas été possible de griller le feu rouge...
Manifestement, donc, tout le monde n'a pas eu la "chance" d'être un garçon, élevé à la campagne, et habitué à passer deux tiers de sa vie sur son vélo cross...

Enfin, la tenue vestimentaire.
Ce que l'on fait avec ses rollers (s'asseoir dans un coin pour les troquer contre ses chaussures de ville) n'est pas possible dans le cadre du Vélov' ou du Vélib'. Donc la tenue du vélo demeure la tenue du bureau (la seconde prenant salutairement toujours le pas sur la première) alors même que l'ampleur des gestes passe du simple au décuple. Ainsi, un réajustement de jambes sous le bureau devient un pédalage rapide en descente. Une avancée du tronc pour mieux observer l'écran devient une position couchée sur le guidon pour cause de selle trop haute. Etc.
Et le mi-bas est alors dévoilé à la vue de tous, la culotte vintage "de la semaine" (n'essayez pas de me convaincre qu'Aubade vous recouvre tous les jours) dépasse à présent abondamment du jean taille basse (à se demander si Vélov' et Vélib' n'ont pas accéléré l'arrivée du jean taille haute...), quand un collant filé ne nous est pas proposé à la vue par le truchement d'une jupe remontée pour qu'elle ne se prenne pas dans les rayons...

Et puis, a contrario, parfois, le coup "de fourche", l'image qui est à la grâce ce que Jeannie Longo est à la compétition, la Cycliste, parfaite, maîtrisant son véhicule, dominant les obstacles, défiant la gravité, amenuisant les distances, se jouant de l'hostilité circulatoire ambiante, la Cycliste, majestueuse, parfaite synthèse entre la tonicité musculaire et la douceur féminine, entre l'habileté du vélo cross et la fragilité d'une coupe à Champagne, entre le caché pudique et le révélé magique...
La Cycliste, et c'est là que la vie est mal faite, la Cycliste que pas un crétin venant de droite, pas un idiot qui pile, pas une vitrine éclatante, pas un feu rouge et son trafic perpendiculaire ne viendront évidemment ralentir pour que dure davantage cette fugace mais envoûtante vision.

Pour tout un chacun, le Vélov'-Vélib' n'apporte donc pas que des satisfactions. Et ces dommages collatéraux, que les utilisatrices actives ou les "utilisateurs" passifs constatent au quotidien, ne sont sans doute pas ceux auxquels les concepteurs de ces outils avaient pensé.

Ceci dit, tout n'est pas à blâmer pour ce monde de transport. S'il ne se révèle en effet pas être le partenaire idéal que Madame recherche sur Meetic pour une route agréable et durable, il peut toutefois dépanner, comme le bon vieux copain avec qui l'on tchate quotidiennement sur MSN mais avec lequel, quelles que soient ses qualités apparentes, il est exclu d'aller bien plus loin...

mercredi 27 août 2008

Non, Némo n'en a pas réchappé...

Marrin.Je revisionne pour la 12.000ème fois environ le dessin animé de Némo hier au soir sur TF1.

Soirée paisible en famille, c'est rare, ça a du bon.
D'habitude, c'est sur DVD que je le "subis" mais le regarder le soir à la télé, ça fait "grand" ; alors que le visionner en milieu de journée sur DVD, ça fait "petit".
La psychologie infantile...

En fait, je ne subis jamais vraiment. J'adore ce dessin animé : la prouesse du graphisme, la tonicité des personnages, l'humour pertinent et permanent.
Et puis le père, ce héros, qui protège et sauve sa progéniture. Il me rappelle moi-même... ;-)

A la date de sa sortie, des associations écologistes avaient dénoncé le pillage des mers (et donc le risque de disparition de l'espèce "poissons-clowns") au motif que des "couples" parents/enfants qui avaient a-do-ré ce film voulaient un Némo vivant à la maison.

On mesure là encore toute la subtilité de l'espèce humaine : on s'émeut (ou on devrait le faire si on a un tant soit peu d'ouverture d'esprit) devant cet enfant-poisson séparé de son père par un affreux pêcheur qui veut l'offrir à sa non moins affreuse nièce...
Et on pille les océans en séparant des familles entières de poissons-clowns (qui peut démontrer que le poissons-clowns n'ont pas une forme de sentiments, hein ?) pour tuer dans un bocal de quelques centimètres cubes ce même Némo sur lequel on s'était attendri.
Le règne de l'enfant roi et du parent immature...

Et décidément, ce n'est encore pas sur cet exemple que l'on pourra croire que la majorité de l'humanité arrive à voir plus loin que le bout de son némo.

mardi 26 août 2008

Femmes, séduction mode d'emploi...

Ces images avaient déjà probablement abreuvé votre boîte à méls il y a quelques années. Je ne résiste toutefois pas au plaisir de les référencer dans ce blog au deuxième degré pour les savourer à nouveau.

Car dans ces deux publicités pour une marque de bière, des sempiternelles différences et/ou oppositions entre femmes et hommes, "tout y est".

A la plastique parfaite et à la sensualité répond un relatif laisser-aller et une grande décontraction, à la langueur s'oppose la précipitation, à la contenance des gestes féminins répond la démesure de l'entrée en jeu de l'acteur, à la légèreté de l'instant répond la lourdeur de l'intervention masculine (où la notion de masse prend d'ailleurs toute sa dimension tant pour la bombe dans le bain que pour la chute sur la méridienne gonflable).

Et, surtout, la conclusion, où un seul mot un seul révèle toute l'ampleur du fossé : "What ?"...

1er spot (savourer, déjà, l'arrêt sur l'image...) :


2ème spot (mon préféré...) :


Le tout dernier opus (a priori) :